{"id":1874,"date":"2026-10-02T18:11:30","date_gmt":"2026-10-02T16:11:30","guid":{"rendered":"https:\/\/www.plethorecars.fr\/magazine\/non-classe\/mercedes-300-sl-gullwing-vs-roadster\/"},"modified":"2026-10-02T18:11:30","modified_gmt":"2026-10-02T16:11:30","slug":"mercedes-300-sl-gullwing-vs-roadster","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.plethorecars.fr\/magazine\/histoires-automobiles\/mercedes-300-sl-gullwing-vs-roadster\/","title":{"rendered":"Mercedes 300 SL Gullwing vs Roadster : quelles diff\u00e9rences ?"},"content":{"rendered":"<p>La <strong>Mercedes-Benz 300 SL Gullwing<\/strong> et la <strong>300 SL Roadster<\/strong> partagent le type W 198, le six-cylindres M 198 \u00e0 injection directe et une filiation directe avec la comp\u00e9tition. Pourtant, la seconde n\u2019est pas simplement une Gullwing priv\u00e9e de toit. Mercedes a profond\u00e9ment revu son ch\u00e2ssis, son acc\u00e8s \u00e0 bord et son train arri\u00e8re afin d\u2019en faire une automobile plus facile \u00e0 utiliser.<\/p>\n<p>La r\u00e9ponse courte est donc la suivante : <strong>la Gullwing est la plus spectaculaire, la plus l\u00e9g\u00e8re et la plus rare ; le Roadster est plus pratique et profite d\u2019une \u00e9volution technique significative<\/strong>. Le bon choix d\u00e9pend moins de la fiche technique que de l\u2019usage recherch\u00e9, de l\u2019ann\u00e9e du Roadster et, surtout, de l\u2019authenticit\u00e9 et de l\u2019\u00e9tat de l\u2019exemplaire.<\/p>\n<h2>300 SL Gullwing ou Roadster : le comparatif en bref<\/h2>\n<div class=\"table-responsive\">\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Crit\u00e8re<\/th>\n<th>300 SL Gullwing<\/th>\n<th>300 SL Roadster<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Type constructeur<\/td>\n<td>W 198 I<\/td>\n<td>W 198 II<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Production<\/td>\n<td>1954 \u00e0 1957<\/td>\n<td>1957 \u00e0 1963<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Nombre produit<\/td>\n<td>1 400 exemplaires<\/td>\n<td>1 858 exemplaires<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Carrosserie<\/td>\n<td>Coup\u00e9 \u00e0 portes papillon<\/td>\n<td>Cabriolet \u00e0 portes conventionnelles<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Ch\u00e2ssis<\/td>\n<td>Cadre tubulaire tr\u00e8s haut sur les c\u00f4t\u00e9s<\/td>\n<td>Cadre tubulaire modifi\u00e9 et abaiss\u00e9 aux seuils<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Train arri\u00e8re<\/td>\n<td>Essieu oscillant \u00e0 articulation haute<\/td>\n<td>Essieu oscillant \u00e0 articulation basse avec ressort compensateur<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Freinage<\/td>\n<td>Tambours<\/td>\n<td>Tambours, puis quatre disques \u00e0 partir de mars 1961<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Moteur<\/td>\n<td>Six-cylindres M 198, 2 996 cm\u00b3, injection directe<\/td>\n<td>M\u00eame famille M 198, avec \u00e9volutions selon l\u2019ann\u00e9e<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Caract\u00e8re dominant<\/td>\n<td>Ic\u00f4ne radicale, spectaculaire et exigeante<\/td>\n<td>Grand tourisme ouvert, plus accessible \u00e0 conduire<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/div>\n<p>Ces chiffres de production sont ceux des archives Mercedes-Benz et du Gull Wing Group. Au total, <strong>3 258 Mercedes 300 SL de route<\/strong> ont \u00e9t\u00e9 assembl\u00e9es sous les deux carrosseries.<\/p>\n<h2>Une m\u00eame origine : la course et le ch\u00e2ssis tubulaire<\/h2>\n<p>La 300 SL de s\u00e9rie est d\u00e9voil\u00e9e au Salon de New York en f\u00e9vrier 1954. Elle d\u00e9rive de la voiture de course W 194 engag\u00e9e en 1952. Sa structure l\u00e9g\u00e8re repose sur un treillis de tubes : Mercedes indique que ce cadre ne p\u00e8se qu\u2019environ 50 kg. Il remonte toutefois tr\u00e8s haut le long de l\u2019habitacle pour conserver sa rigidit\u00e9.<\/p>\n<p>Cette architecture explique les portes articul\u00e9es au pavillon. Elles ne sont pas n\u00e9es d\u2019un simple exercice de style : avec des seuils aussi hauts, des portes conventionnelles auraient rendu l\u2019acc\u00e8s presque impossible. Les \u00ab ailes de mouette \u00bb sont donc la cons\u00e9quence d\u2019une contrainte structurelle, devenue ensuite l\u2019une des signatures les plus c\u00e9l\u00e8bres de l\u2019histoire automobile.<\/p>\n<p>La m\u00e9canique est tout aussi importante. Le six-cylindres en ligne de 2 996 cm\u00b3 adopte une injection directe, une premi\u00e8re sur une voiture de s\u00e9rie \u00e0 moteur quatre temps selon Mercedes-Benz. Install\u00e9 inclin\u00e9 pour abaisser le capot, il participe \u00e0 la silhouette tr\u00e8s basse de la 300 SL. Le constructeur annon\u00e7ait pour le coup\u00e9 215 ch et une vitesse maximale comprise entre 235 et 260 km\/h selon le rapport de pont choisi \u2014 des performances exceptionnelles au milieu des ann\u00e9es 1950.<\/p>\n<figure><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.plethorecars.fr\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/mercedes-300-sl-chassis.jpg\" alt=\"Ch\u00e2ssis tubulaire d&#x27;une Mercedes-Benz 300 SL, montrant les seuils \u00e9lev\u00e9s qui ont impos\u00e9 les portes papillon\" \/><\/figure>\n<p><em>Le treillis tubulaire remonte tr\u00e8s haut sur les c\u00f4t\u00e9s de l\u2019habitacle. Photo : Stahlkocher, <a href=\"https:\/\/commons.wikimedia.org\/wiki\/File:Mercedes-Benz_SL_300_Chassis_h_TCE.jpg\">Wikimedia Commons<\/a>, licence CC BY-SA 3.0.<\/em><\/p>\n<h2>Pourquoi le Roadster n\u2019a-t-il pas de portes papillon ?<\/h2>\n<p>Lorsque Mercedes pr\u00e9sente le 300 SL Roadster au Salon de Gen\u00e8ve en mars 1957, l\u2019objectif n\u2019est pas seulement d\u2019enlever le toit. Le constructeur redessine les parties lat\u00e9rales du cadre tubulaire afin d\u2019abaisser les seuils. Des portes classiques deviennent alors possibles, ce qui facilite nettement l\u2019entr\u00e9e et la sortie de l\u2019habitacle.<\/p>\n<p>La transformation demande un vrai travail d\u2019ing\u00e9nierie : une carrosserie ouverte ne peut pas compter sur un pavillon fixe pour participer \u00e0 la rigidit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale. Le Roadster re\u00e7oit donc des renforcements et sa conception privil\u00e9gie davantage l\u2019agr\u00e9ment quotidien. Il demeure une sportive tr\u00e8s performante, mais son caract\u00e8re est celui d\u2019une grande routi\u00e8re ouverte plut\u00f4t que celui d\u2019un coup\u00e9 directement inspir\u00e9 de la course.<\/p>\n<p>Le Roadster gagne aussi en polyvalence au fil de sa carri\u00e8re. Un hard-top amovible devient disponible \u00e0 partir d\u2019octobre 1958. Pour un collectionneur qui souhaite r\u00e9ellement voyager avec sa 300 SL, cette option historique peut avoir de l\u2019int\u00e9r\u00eat, \u00e0 condition de v\u00e9rifier qu\u2019elle appartient bien \u00e0 la voiture et qu\u2019elle est compl\u00e8te.<\/p>\n<h2>La diff\u00e9rence essentielle se trouve aussi dans le train arri\u00e8re<\/h2>\n<p>La Gullwing conserve un essieu arri\u00e8re oscillant dont le comportement exige du respect, notamment lorsque l\u2019allure augmente ou que la route se d\u00e9grade. Une conduite moderne et brusque est mal adapt\u00e9e \u00e0 cette architecture. Cela ne signifie pas que le coup\u00e9 est intrins\u00e8quement incontr\u00f4lable, mais que son conducteur doit comprendre ses transferts de charge, l\u2019\u00e9tat de ses pneumatiques et les r\u00e9actions propres \u00e0 une automobile des ann\u00e9es 1950.<\/p>\n<p>Pour le Roadster, Mercedes r\u00e9vise enti\u00e8rement le train arri\u00e8re. Il re\u00e7oit un essieu oscillant \u00e0 articulation basse compl\u00e9t\u00e9 par un ressort compensateur. Les archives de la marque indiquent que cette solution am\u00e9liore sensiblement le comportement routier. C\u2019est l\u2019un des arguments les plus solides en faveur du Roadster pour un propri\u00e9taire qui veut parcourir r\u00e9guli\u00e8rement de longues distances.<\/p>\n<p>Le freinage permet \u00e9galement de distinguer les versions tardives. Les Roadsters construits \u00e0 partir de mars 1961 re\u00e7oivent quatre freins \u00e0 disque Dunlop, tandis que les voitures ant\u00e9rieures conservent des tambours. En mars 1962, Mercedes introduit encore un bloc moteur en aluminium. Un \u00ab Roadster 300 SL \u00bb ne se r\u00e9sume donc jamais \u00e0 son seul mill\u00e9sime d\u2019immatriculation : la date de production et la configuration exacte doivent \u00eatre document\u00e9es.<\/p>\n<h2>Le moteur M 198 : proche dans les deux mod\u00e8les, mais \u00e0 contr\u00f4ler en d\u00e9tail<\/h2>\n<p>Les deux 300 SL emploient le c\u00e9l\u00e8bre six-cylindres M 198 \u00e0 injection m\u00e9canique directe. Cette parent\u00e9 ne dispense pas d\u2019\u00e9tudier les \u00e9volutions, les num\u00e9ros et la conformit\u00e9 des p\u00e9riph\u00e9riques. Sur une automobile de cette valeur historique, un moteur simplement \u00ab du bon type \u00bb n\u2019a pas la m\u00eame port\u00e9e qu\u2019un ensemble conforme \u00e0 sa configuration de sortie d\u2019usine.<\/p>\n<figure><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.plethorecars.fr\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/moteur-mercedes-m198-scaled.jpg\" alt=\"Moteur Mercedes-Benz M 198 \u00e0 injection directe install\u00e9 dans une 300 SL\" \/><\/figure>\n<p><em>Le six-cylindres M 198 constitue le c\u0153ur m\u00e9canique commun aux deux 300 SL. Photo : Herranderssvensson, <a href=\"https:\/\/commons.wikimedia.org\/wiki\/File:M198_left.jpg\">Wikimedia Commons<\/a>, licence CC BY-SA 3.0.<\/em><\/p>\n<p>Avant un achat, il faut notamment contr\u00f4ler :<\/p>\n<ul>\n<li>les num\u00e9ros de ch\u00e2ssis, moteur, carrosserie et organes principaux ;<\/li>\n<li>leur coh\u00e9rence avec la fiche de donn\u00e9es d\u2019origine et la date de fabrication ;<\/li>\n<li>l\u2019\u00e9tat du syst\u00e8me d\u2019injection et l\u2019historique de ses interventions ;<\/li>\n<li>la pression d\u2019huile, le refroidissement et les traces de surchauffe ;<\/li>\n<li>l\u2019absence de modifications non document\u00e9es ;<\/li>\n<li>la qualit\u00e9 des restaurations anciennes et la pr\u00e9sence des pi\u00e8ces sp\u00e9cifiques.<\/li>\n<\/ul>\n<p>La notion de <a href=\"https:\/\/www.plethorecars.fr\/magazine\/conseils\/matching-numbers-voiture-collection\/\">matching numbers<\/a> doit ici \u00eatre d\u00e9montr\u00e9e par les marquages, les archives et les factures, et non par la seule d\u00e9claration du vendeur.<\/p>\n<h2>La Gullwing est-elle vraiment plus rare ?<\/h2>\n<p>Oui, si l\u2019on compare les volumes de production. Mercedes a construit <strong>1 400 coup\u00e9s<\/strong> entre ao\u00fbt 1954 et mai 1957, contre <strong>1 858 Roadsters<\/strong> de 1957 \u00e0 1963. Parmi les Gullwing, 29 exemplaires auraient re\u00e7u une carrosserie en alliage l\u00e9ger, auxquels les archives ajoutent un prototype d\u2019essai \u00e0 carrosserie en plastique renforc\u00e9 de fibre de verre.<\/p>\n<p>Cette raret\u00e9 num\u00e9rique n\u2019est cependant qu\u2019un facteur parmi d\u2019autres. L\u2019historique, l\u2019authenticit\u00e9, la couleur d\u2019origine, la restauration, les sp\u00e9cifications d\u2019\u00e9poque et la provenance peuvent peser lourdement dans l\u2019int\u00e9r\u00eat d\u2019un exemplaire. Une Gullwing mal document\u00e9e ou lourdement modifi\u00e9e n\u2019est pas automatiquement pr\u00e9f\u00e9rable \u00e0 un Roadster exceptionnel, complet et parfaitement suivi.<\/p>\n<p>Le march\u00e9 distingue \u00e9galement les Roadsters tardifs dot\u00e9s de freins \u00e0 disque et, pour les tout derniers, du bloc aluminium. Il faut donc \u00e9viter les comparaisons de prix reposant uniquement sur l\u2019ann\u00e9e ou la carrosserie. Une <a href=\"https:\/\/www.plethorecars.fr\/magazine\/conseils\/expertise-avant-achat-voiture-collection\/\">expertise avant achat<\/a> r\u00e9alis\u00e9e par un sp\u00e9cialiste du mod\u00e8le reste indispensable.<\/p>\n<h2>Laquelle choisir pour rouler ?<\/h2>\n<p>Pour un usage r\u00e9gulier, le Roadster pr\u00e9sente des avantages objectifs : acc\u00e8s plus facile, comportement arri\u00e8re revu, possibilit\u00e9 de rouler ouvert et \u00e9volutions techniques tardives. Il convient particuli\u00e8rement au collectionneur qui souhaite participer \u00e0 des rallyes, voyager ou profiter de la voiture sur route sans rechercher \u00e0 tout prix l\u2019architecture la plus spectaculaire.<\/p>\n<p>La Gullwing offre une exp\u00e9rience plus th\u00e9\u00e2trale. L\u2019ouverture des portes, l\u2019installation derri\u00e8re le volant et la proximit\u00e9 avec le concept de comp\u00e9tition font partie de son attrait. Elle demande aussi davantage d\u2019anticipation, tant pour monter \u00e0 bord que pour conduire rapidement. Son habitacle peut devenir tr\u00e8s chaud, et ses seuils compliquent l\u2019usage en ville ou les arr\u00eats fr\u00e9quents.<\/p>\n<p>Le choix peut donc se r\u00e9sumer ainsi :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Gullwing<\/strong> : pour la ligne, l\u2019ic\u00f4ne, la raret\u00e9 et la filiation sportive la plus visible ;<\/li>\n<li><strong>Roadster<\/strong> : pour la facilit\u00e9 d\u2019usage, les voyages et un comportement routier plus abouti ;<\/li>\n<li><strong>Roadster tardif<\/strong> : pour qui privil\u00e9gie les freins \u00e0 disque et les derni\u00e8res \u00e9volutions ;<\/li>\n<li><strong>exemplaire le mieux document\u00e9<\/strong> : toujours pr\u00e9f\u00e9rable \u00e0 une carrosserie choisie uniquement pour son prestige.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>Les contr\u00f4les indispensables avant d\u2019acheter une 300 SL<\/h2>\n<p>Une 300 SL ne s\u2019ach\u00e8te pas \u00e0 partir de photographies et d\u2019un court dossier. Son cadre tubulaire doit \u00eatre inspect\u00e9 sur un pont par un sp\u00e9cialiste. Une corrosion profonde, une r\u00e9paration ancienne mal ex\u00e9cut\u00e9e ou une d\u00e9formation peuvent engager des travaux tr\u00e8s importants. Les seuils, les points d\u2019ancrage de suspension, les zones r\u00e9par\u00e9es et la g\u00e9om\u00e9trie m\u00e9ritent une attention particuli\u00e8re.<\/p>\n<p>La carrosserie doit ensuite \u00eatre rapproch\u00e9e des archives disponibles. Les ajustements, les soudures, l\u2019\u00e9paisseur de peinture et les indices d\u2019un changement de teinte racontent l\u2019histoire de l\u2019auto. Sur un Roadster, la capote, son m\u00e9canisme et l\u2019\u00e9ventuel hard-top doivent \u00eatre examin\u00e9s. Sur une Gullwing, il faut v\u00e9rifier les portes, leurs articulations, leurs v\u00e9rins et leur alignement.<\/p>\n<p>Enfin, l\u2019essai routier doit s\u2019effectuer moteur froid puis chaud. La bo\u00eete, le pont, la direction, le freinage et la suspension doivent \u00eatre \u00e9valu\u00e9s sans chercher \u00e0 masquer les d\u00e9fauts par une conduite trop prudente. Le dossier doit comprendre les factures, photographies de restauration, anciens titres de propri\u00e9t\u00e9, r\u00e9sultats d\u2019expertise et documents d\u2019usine disponibles.<\/p>\n<p>Si vous recherchez un exemplaire, les <a href=\"https:\/\/www.plethorecars.fr\/voiture-a-vendre\">voitures de collection propos\u00e9es sur Plethore Cars<\/a> permettent aussi de comparer les configurations, les provenances et la qualit\u00e9 des dossiers avant d\u2019engager une inspection physique.<\/p>\n<h2>Verdict : deux ic\u00f4nes, deux philosophies<\/h2>\n<p>La 300 SL Gullwing est la version la plus imm\u00e9diatement reconnaissable. Ses portes extraordinaires, sa production plus faible et son lien visuel avec la comp\u00e9tition lui donnent une place unique. Le Roadster, lui, illustre la maturit\u00e9 du projet W 198 : seuils abaiss\u00e9s, acc\u00e8s normal, train arri\u00e8re am\u00e9lior\u00e9, puis freins \u00e0 disque et bloc aluminium sur les versions tardives.<\/p>\n<p>Il n\u2019existe donc pas une \u00ab meilleure \u00bb 300 SL dans l\u2019absolu. La Gullwing l\u2019emporte pour l\u2019impact historique et la raret\u00e9 ; le Roadster pour l\u2019usage et le d\u00e9veloppement technique. Pour un collectionneur, le meilleur achat reste celui dont l\u2019identit\u00e9, la structure et la restauration ont \u00e9t\u00e9 v\u00e9rifi\u00e9es sans ambigu\u00eft\u00e9.<\/p>\n<h2>Questions fr\u00e9quentes<\/h2>\n<h3>Combien de Mercedes 300 SL Gullwing ont \u00e9t\u00e9 produites ?<\/h3>\n<p>Mercedes-Benz a produit 1 400 coup\u00e9s 300 SL entre 1954 et 1957. Parmi eux, 29 exemplaires ont re\u00e7u une carrosserie l\u00e9g\u00e8re en alliage.<\/p>\n<h3>Combien de Mercedes 300 SL Roadster ont \u00e9t\u00e9 produites ?<\/h3>\n<p>La production du Roadster atteint 1 858 exemplaires entre 1957 et 1963. Elle est donc sup\u00e9rieure de 458 voitures \u00e0 celle du coup\u00e9 Gullwing.<\/p>\n<h3>Pourquoi la 300 SL Gullwing a-t-elle des portes papillon ?<\/h3>\n<p>Le cadre tubulaire remonte tr\u00e8s haut sur les c\u00f4t\u00e9s de l\u2019habitacle. Des portes classiques auraient \u00e9t\u00e9 incompatibles avec ces larges seuils ; Mercedes a donc articul\u00e9 les portes au niveau du pavillon.<\/p>\n<h3>Le Roadster est-il seulement une Gullwing d\u00e9capotable ?<\/h3>\n<p>Non. Son cadre est modifi\u00e9, ses seuils sont abaiss\u00e9s, ses portes deviennent conventionnelles et son train arri\u00e8re adopte une articulation basse avec ressort compensateur. Les exemplaires tardifs re\u00e7oivent aussi des freins \u00e0 disque.<\/p>\n<h3>Toutes les 300 SL Roadster ont-elles des freins \u00e0 disque ?<\/h3>\n<p>Non. Mercedes introduit les quatre freins \u00e0 disque Dunlop en mars 1961. Les Roadsters ant\u00e9rieurs disposent de freins \u00e0 tambour.<\/p>\n<h3>Quelle 300 SL est la plus adapt\u00e9e aux longs trajets ?<\/h3>\n<p>Le Roadster est g\u00e9n\u00e9ralement le choix le plus pratique gr\u00e2ce \u00e0 son acc\u00e8s plus facile et \u00e0 son train arri\u00e8re am\u00e9lior\u00e9. Un exemplaire tardif ajoute le b\u00e9n\u00e9fice des freins \u00e0 disque, mais son \u00e9tat r\u00e9el prime toujours sur la version.<\/p>\n<h2>Sources<\/h2>\n<ul>\n<li><a href=\"https:\/\/mercedes-benz-publicarchive.com\/marsClassic\/en\/instance\/ko\/Types-300-SL-Coup-and-300-SL-Roadster-W-198-1954---1963.xhtml?ajaxRequestsMade=2&amp;fromOid=4689&amp;oid=4689&amp;relId=1001&amp;resultInfoTypeId=172&amp;rowCountsIndex=5&amp;sortDefinition=manualsort-1&amp;thumbScaleIndex=1&amp;viewType=list\">Mercedes-Benz Public Archive \u2014 Types 300 SL Coup\u00e9 et Roadster W 198<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/media.mercedes-benz.com\/article\/49808a8f-9510-4421-b5b8-904b9ef64fc8\">Mercedes-Benz Media \u2014 The new SL Roadster generation of 1957<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/group.mercedes-benz.com\/company\/tradition\/company-history\/140-years-vehicle-icons.html\">Mercedes-Benz Group \u2014 Vehicle icons: 300 SL Gullwing<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/media.mercedes-benz.com\/article\/35d4b3c7-87e9-4c0a-a536-7c4964268f72\">Mercedes-Benz Media \u2014 300 SL Coup\u00e9 history<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/gullwinggroup.org\/content.aspx?club_id=143201&amp;module_id=546534&amp;page_id=22\">Gull Wing Group \u2014 300 SL production statistics<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.autoexpress.co.uk\/mercedes\/104939\/mercedes-benz-300sl-gullwing-and-roadster-buying-guide-and-review-1954-1963\">Auto Express \u2014 Mercedes-Benz 300 SL Gullwing and Roadster buying guide<\/a><\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mercedes 300 SL Gullwing ou Roadster : comparez production, ch\u00e2ssis, suspension, freins, conduite, raret\u00e9 et contr\u00f4les avant achat.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1871,"comment_status":"","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","_seopress_robots_follow":"","_seopress_robots_imageindex":"","_seopress_robots_snippet":"","_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_robots_breadcrumbs":"","_seopress_robots_freeze_modified_date":"","_seopress_robots_custom_modified_date":"","_seopress_robots_canonical":"","_seopress_social_fb_title":"","_seopress_social_fb_desc":"","_seopress_social_fb_img":"","_seopress_social_fb_img_attachment_id":0,"_seopress_social_fb_img_width":0,"_seopress_social_fb_img_height":0,"_seopress_social_twitter_title":"","_seopress_social_twitter_desc":"","_seopress_social_twitter_img":"","_seopress_social_twitter_img_attachment_id":0,"_seopress_social_twitter_img_width":0,"_seopress_social_twitter_img_height":0,"_seopress_redirections_value":"","_seopress_redirections_enabled":"","_seopress_redirections_enabled_regex":"","_seopress_redirections_logged_status":"","_seopress_redirections_param":"","_seopress_redirections_type":0,"_seopress_analysis_target_kw":"","footnotes":""},"categories":[6],"tags":[420,421,419,31,422],"class_list":["post-1874","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-histoires-automobiles","tag-mercedes-300-sl-gullwing","tag-mercedes-300-sl-roadster","tag-mercedes-benz-300-sl","tag-voiture-de-collection","tag-w198"],"_wp_attached_file":null,"_wp_attachment_metadata":null,"_wp_attachment_context":null,"_oembed_018f0a4e80615f6509173668782a3b69":null,"_oembed_e5f78f38defc6e66a38ce4d4778dc485":null,"_oembed_044bba94cbeacd48e30921bbc7bcea5b":null,"_wp_attachment_image_alt":null,"_wp_attachment_backup_sizes":null,"_menu_item_type":null,"_menu_item_menu_item_parent":null,"_menu_item_object_id":null,"_menu_item_object":null,"_menu_item_target":null,"_menu_item_classes":null,"_menu_item_xfn":null,"_menu_item_url":null,"_wp_page_template":null,"_yoast_wpseo_primary_category":null,"_yoast_wpseo_focuskw":null,"_yoast_wpseo_title":null,"_yoast_wpseo_metadesc":null,"_yoast_wpseo_linkdex":null,"_wp_old_slug":null,"_wp_trash_meta_comments_status":null,"_pingme":null,"_encloseme":null,"_wpcode_auto_insert":null,"_wpcode_auto_insert_number":null,"_wpcode_library_id":null,"_wp_trash_meta_status":null,"_wp_trash_meta_time":null,"_edit_lock":null,"_thumbnail_id":"1871","_edit_last":null,"_blossom_magazine_sidebar_layout":null,"_yoast_wpseo_content_score":null,"_yoast_wpseo_estimated-reading-time-minutes":null,"_wp_desired_post_slug":null,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.plethorecars.fr\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1874","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.plethorecars.fr\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.plethorecars.fr\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.plethorecars.fr\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.plethorecars.fr\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1874"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.plethorecars.fr\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1874\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.plethorecars.fr\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1871"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.plethorecars.fr\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1874"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.plethorecars.fr\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1874"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.plethorecars.fr\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1874"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}